Ces mots de Jésus (Matthieu 6,21) étaient le leitmotiv du culte festif national « R500 », dimanche dernier, à Berne, qui réunissait des autorités et des paroissiens de toutes les Églises protestantes de Suisse, et des invités d’autres Églises.

Dans sa prédication, le pasteur Gottfried Locher, président de la Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS) a posé la question : à quoi notre cœur s’attache-t-il ? Ton trésor est-il de tôle, avec beaucoup de chevaux sous le capot, ou de tissu, soyeux et précieux ? Est-il pouvoir ? Ou gloire ? Apparence ? Influence ?

Il a posé la question à l’Église aussi : ton trésor est-il lié à tes bénéfices ? À tes alliances ? Au fait que la presse chante tes louanges ?

Église, croyant, n’attache pas ton cœur aux trésors terrestres ! Tu peux en user, les soigner, les protéger, mais pas leur donner ton cœur ! Car le cœur, le centre est occupé : au centre, au cœur de notre foi, de notre Église, il y a le Christ. « En haut, les cœurs » : dirigeons nos cœurs vers le Seigneur ! La « chasse au trésor est ouverte », nous pouvons le chercher « ensemble, joyeusement, librement, pleins d’élan. Et de tout notre cœur », a-t-il conclu.

L’archevêque anglican de Canterbury, Justin Welby, a relevé que « l’Église doit célébrer et témoigner, tout le reste n’est que de la décoration ». Et que « nous n’avons pas besoin de tout inventer, nous sommes des témoins » de notre trésor qui est le Christ ressuscité. Par lui reste toujours l’espoir que la réconciliation est possible même quand frappe l’horreur.

Et Johann Schneider-Ammann, conseiller fédéral, a lui-même joué sur les mots, affirmant : « Là où il y a de grands cœurs, il y a aussi de grands trésors » !

Une participante, Sophie Mermod-Gilliéron